Aux équipes missionnaires du Groupement Paroissial ainsi qu’à tous ceux qui regrettent de ne pas s’être encore inscrits !

Vous êtes déjà plus de 100 participants, à avoir répondu généreusement à notre appel à former des équipes paroissiales, afin que notre Paroisse devienne davantage missionnaire. Cet appel fait suite à la matinée du 25 novembre 2023, à Orgeval, où l’Ecole pour Servir l’Evangélisation (E.S.E) a présenté à tout le Groupement Paroissial, la démarche synodale à laquelle nous étions invités dans les mois à venir.
Six équipes de paroissiens du Groupement et onze équipes dont les membres participent à un service pastoral se sont mises en route avec joie, bienveillance et audace, en se rendant disponibles à l’action de l’Esprit-Saint ! Certaines équipes continuent à se constituer. Ceux ou celles qui n’ont pu s’inscrire et qui le regrettent sont toujours les bienvenu(e)s ! Mais contactez-nous rapidement !
Les référents de chaque groupe seront contactés par des membres du Conseil Pastoral, pour récupérer les propositions déjà émises, dans le courant du mois de février. A l’issue des trois rencontres, les synthèses des propositions concrètes que vous aurez faites devront parvenir avant le 1er Mars 2024, sur le site venezetvoyez2023@gmail.com.
Grâce à vous, ces propositions remonteront aux membres du Conseil Pastoral d’évangélisation, dans le but d’identifier les principales transformations à vivre dans les prochaines années, au sein de notre Groupement.
Les équipes thématiques, au niveau des Groupements Paroissiaux d’Orgeval- Morainvilliers et Chambourcy-Aigremont, sont fécondes et diversifiées: Adoration, Liturgie, E.A.P ( équipe d’animation paroissiale), Catéchisme, Chorale, , « Qu’as-tu reçu ? » , Divorcés engagés ou non dans une nouvelle union, Equipe BETHEL (néophytes), Catéchuménat adulte et enfant, «Missionnaires en maison de Retraite », Service Evangélique des Malades…
Le Père Vianney et les membres du Conseil Pastoral restent en communion de prières, avec vous tous, vous souhaitent de riches échanges dans les semaines à venir et vous traduisent toute leur reconnaissance. A très bientôt !
Dominique S.G. – Communication Conseil Pastoral venezetvoyez2023@gmail.com

Samedi 25 novembre, de 9h à 12h rendez-vous à l’église Saint Pierre saint Paul d’Orgeval pour le lancement du synode paroissial!

 

Vivre en enfant du Père et annoncer la joie que cela donne d’être ainsi sauvé, c’est la mission de chacun d’entre nous. Jésus n’envoie pas ses disciples seuls, Il les rassemble pour les envoyer.      
Pour mener à bien notre mission à Orgeval, Chambourcy, Morainvilliers, Aigremont et Bethemont, il nous faut aussi nous rassembler autour de Jésus, l’écouter et laisser l’Esprit nous envoyer de manière neuve.

Nous serons accompagnés par l’École pour Servir l’Évangélisation (service diocésain). 

Lors de cet envoi, seront distribués des livrets pour vivre par équipe 3 rencontres d’ici fin février. Elles nous aideront à relire ce que l’Esprit Saint a fait dans nos vies, dans nos paroisses. Dieu est fidèle, ce qu’il a commencé, il veut le mener à son terme. 

Ces livrets nous aideront  à discerner ce que l’Esprit-Saint attend de nous sur nos paroisses qui sont unies par une mission commune: annoncer et faire vivre l’Évangile. Au cœur de vos missions paroissiales l’Esprit est à l’œuvre.

 

père Vianney de Lacotte


Co-voiturage

Vous souhaitez participer à la matinée de lancement du projet “Venez et Voyez” samedi 25 novembre de 9h à 12h à l’église d’Orgeval et vous cherchez une voiture?

Vous avez de la place dans votre véhicule?

Envoyez un mail à l’EAP – eapsainteclotilde@gmail.com – qui vous mettra en lien

Prolonger le soutien à « L’arbre à pain »

L’Association de Saint Germain en Laye, dont l’objectif est d’apporter, une assistance concrète et bénévole aux personnes démunies. Dans un contexte économique de plus en plus difficile, une équipe d’une soixantaine de bénévoles collecte, trie et distribue chaque semaine une aide sous forme de denrées alimentaires et de produits d’hygiène, à 120 familles en difficulté (soit un total de plus de 300 personnes).

Vous pouvez faire un don alimentaire (non périssable) ou de produit d’hygiène dans les paniers à l’entrée des églises, ou participer financièrement : www.labellecollecte.fr

Dans la paroisse d’Orgeval-Morainvilliers

Les Maisons d’Accueil Maternel Magnificat

Elles accueillent les femmes enceintes en difficulté dans le profond respect de la personne humaine, de toute leur vie et de leurs projets. L’objectif est d’offrir à ces jeunes femmes un lieu où elles peuvent se poser, être écoutées, reprendre confiance en elles, et trouver le temps de construire un socle solide pour leur vie future et celle de leur bébé à naître.

Les fonds collectés pendant ce Carême serviront à l’aménagement d’un logement indépendant pour un couple ou une famille dans la maison de Laval, afin d’assurer une présence constructive et rassurante pour les mamans seules qui y vivent déjà !

Pour plus d’informations : Les églises ou www.magnificat.asso.fr

La gratitude est une vertu qui prolonge l’Eucharistie dans notre vie quotidienne. Comme toute vertu, elle s’acquiert par son exercice répété.
Le Carême est le temps favorable pour déployer en nous la gratitude, laquelle contribuera à chasser de nous le mal. Car on chasse la ténèbre par la Lumière.

1ère étape de ce parcours : dimanche 21 février à 15h30 (avant la messe) à la salle paroissiale.

 



Concrètement après inscription :


    – un livret vous est remis avec une méditation, de petits exercices ou engagements pour chaque jour du Carême. Si vous partez avant les Cendres, vous pouvez récupérer un livret à la paroisse ou bien le télécharger 

   – un enseignement vidéo hebdomadaire de 30 min:

Étape 1 : lien

Étape 2 : lien

Étape 3 : lien 

Étape 4 : lien

Étape 5 : lien


   – en donnant vos coordonnées, vous serez rattachés à une fraternité (entre 6 et 10 personnes) qui se retrouvera une 1/2h une fois par semaine pour partager, échanger et se soutenir dans le cheminement vers Pâques de chacun de ses membres.


Pour vivre le Miracle de la Gratitude pendant le Carême, soutenu par des frères et sœurs dans la foi, je m’inscris !

    Pour les collégiens et lycéens, en fonction des inscriptions,
    Voulez-vous être rattaché à une fraternité de jeunes ?
    OUINON

    J'accepte que les données saisies lors de l'envoi de ce formulaire soient conservées et traitées conformément à notre politique de confidentialité.

    * Ces champs sont obligatoires

    L’EAP propose, en partage du Carême, de prolonger le soutien paroissial à “l’Arbre à pain”, association de Saint Germain-en-Laye. La collecte de l’Avent a été fructueuse mais la réalité du terrain nous invite à poursuivre.


    L’objet de l’association est d’apporter, une assistance concrète et bénévole aux personnes démunies par la fourniture de denrées alimentaires et de produits d’hygiène.
    Dans un contexte économique de plus en plus difficile, une équipe d’une soixantaine de bénévoles collecte, trie et distribue chaque semaine une aide concrète à 120 familles en difficulté (soit un total de plus de 300 personnes ).
    Vous pouvez :
    • Faire un don alimentaire (non périssable) ou de produit d’hygiène dans les paniers à l’entrée des églises.
    • Faire un don financier sur le lien https://www.labellecollecte.fr dans la rubrique « Arbre à Pain », ou en remplissant un des dépliants proposés à l’entrée des églises, accompagné d’un chèque à remettre sous enveloppe avec la mention « Arbre à Pain » dans la boîte-aux-lettres de la paroisse.


    Opération « Paniers solidaires »
    Devant la difficulté à collecter des produits frais et variés, « l’Arbre à Pain », avec le soutien de la Mairie, lance via la plateforme internet « la Belle Collecte », une opération spéciale intitulée « paniers solidaires ».

    Le Souverain pontife décrète une année “Famille Amoris Laetitia”

              Pour le Pape, il y a urgence à redécouvrir l’appel de la famille à être « évangélisatrice par son exemple de vie » en proposant à nouveau « l’idéal de l’amour conjugal et familial, comme le souligne l’exhortation apostolique « Amoris laetitia », dont le 5e anniversaire aura lieu le 19 mars prochain.

             Cette année spéciale sera inaugurée lors de la prochaine solennité de Saint Joseph, ce 19 mars prochain, et s’achèvera avec la 10e Rencontre mondiale des familles, qui se tiendra à Rome en juin 2022. Le Souverain pontife invite en conséquence tous les fidèles à se joindre dès à présent aux initiatives qui seront promues au cours de cette année : « Des outils pastoraux seront mis à la disposition des communautés ecclésiales et des familles, pour les accompagner dans leur cheminement ».

          « Confions à la Sainte Famille de Nazareth, en particulier à saint Joseph, époux et père attentif, ce voyage avec les familles du monde entier », a conclu le Saint-Père à l’orée de cette Année 2021 dédiée justement à l’Époux de la Vierge Marie.

             Le pape François a rappelé que la période de Noël que nous venons de traverser était propice à la contemplation de la Sainte Famille, « point de référence sûr » et « inspiration sûre » pour toutes les familles. « Il est beau de réfléchir au fait que le Fils de Dieu, comme tous les enfants, avait besoin de la chaleur d’une famille ». La famille de Nazareth est la « famille modèle » a assuré l’évêque de Rome, celle dans laquelle « toutes les familles du monde peuvent trouver leur point de référence et d’inspiration sûr. » « Ainsi, la famille s’ouvre à la joie que Dieu donne à tous ceux qui savent donner avec joie. »

             C’est cette même dynamique, a estimé le Pape, qui permet à la famille de trouver l’énergie spirituelle pour s’ouvrir au monde extérieur et à «la collaboration pour la construction d’un monde toujours nouveau et meilleur, capable, donc, de devenir le porteur de stimuli positifs, évangélisant par l’exemple de la vie. »

    Solidarité – Secours Catholique

    Notre antenne Secours Catholique a besoin d’un PC portable (ancien), en prêt ou en don, pour pouvoir accompagner, à distance, deux adolescentes scolarisées au collège Derain, mais en difficulté scolaire. Contact : Yves 01 74 12 80 60.

    Du renfort espéré pour la tenue du sitesainte-clotilde.fr

    Le site de sainte Clotilde est pleinement opérationnel et constitue, en ces temps de confinement, un lien important et de plus en plus indispensable entre les paroissiens. L’équipe communication de la paroisse lance un appel pour un webmaster complémentaire, qui travaillerait « en binôme » avec celui exerçant déjà ces fonctions.
    Profil recherché : maîtrise de Photoshop et/ou Illustrator (ou équivalent), bonne connaissance des types de fichiers numériques (extensions, poids, résolution….), maîtrise de la retouche et de l’amélioration d’images, optimisation d’une banque d’images, maîtrise des différents logiciels de traitement de texte (construire et déconstruire un Pdf, mise en page, etc…), connaissance en codage (savoir utiliser les balises html, pouvoir écrire des codes simples pour automatiser des tâches (formulaire, envois de mail…)), connaissance en droit (RGPD, droit à l’image, protection de la propriété intellectuelle).
    Vous maitrisez tout ou partie de ces notions, et souhaitez rejoindre l’équipe Comm’, merci de prendre contact : communication.sainte-clotilde@gmail.com.

    Journée mondiale des pauvres

    “Tends ta main aux pauvres”

    « Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32). La sagesse antique a fait de ces mots comme un code sacré à suivre dans la vie. Ils résonnent encore aujourd’hui, avec tout leur poids de signification, pour nous aider, nous aussi, à concentrer notre regard sur l’essentiel et à surmonter les barrières de l’indifférence. La pauvreté prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière : dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles (cf. Mt 25, 40).

    1-Prenons entre les mains le texte du Livre de Ben Sira, un des livres de l’Ancien Testament. Nous y trouvons les paroles d’un maître de sagesse qui a vécu environ deux cents ans avant le Christ. Il était en recherche de la sagesse, celle qui rend les hommes meilleurs et capables de scruter à fond les événements de la vie. Il le faisait à un moment de dure épreuve pour le peuple d’Israël, un temps de douleur, de deuil et de misère, à cause de la domination de puissances étrangères. Étant un homme de grande foi, enraciné dans les traditions des pères, sa première pensée était de s’adresser à Dieu pour lui demander le don de la sagesse. Et l’aide du Seigneur ne lui manqua pas.

    Dès les premières pages, le Livre de Ben Sira donne des conseils sur de nombreuses situations concrètes de la vie, et la pauvreté en est une. Il insiste sur le fait que, dans le besoin, il faut avoir confiance en Dieu : «Ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. » (2, 2-7).

    2-Page après page, nous découvrons un précieux recueil de suggestions sur la façon d’agir à la lumière d’une relation intime avec Dieu, créateur et amant de sa création, juste et providentiel envers tous ses enfants. La référence constante à Dieu, cependant, n’empêche pas de regarder l’homme concret, bien au contraire, les deux choses sont étroitement liées.

    Ceci est clairement démontré par l’extrait biblique dont le titre de ce Message est tiré (cf. 7, 29-36). La prière à Dieu et la solidarité avec les pauvres et les souffrants sont inséparables. Pour célébrer un culte qui soit agréable au Seigneur, il est nécessaire de reconnaître que toute personne, même la plus indigente et la plus méprisée, porte l’image de Dieu imprimée en elle. De cette attention découle le don de la bénédiction divine, attirée par la générosité pratiquée à l’égard du pauvre. Par conséquent, le temps consacré à la prière ne peut jamais devenir un alibi pour négliger le prochain en difficulté. Le contraire est vrai : la bénédiction du Seigneur descend sur nous et la prière atteint son but quand elles sont accompagnées par le service aux pauvres.

    3-Cet antique enseignement est combien actuel pour chacun de nous ! En effet, la parole de Dieu dépasse l’espace, le temps, les religions et les cultures. La générosité qui soutient le faible, console l’affligé, apaise les souffrances, restitue la dignité à ceux qui en sont privés, est en fait la condition d’une vie pleinement humaine. Le choix de consacrer une attention aux pauvres, à leurs nombreux et divers besoins, ne peut être conditionné seulement par le temps disponible ou par des intérêts privés, ni par des projets pastoraux ou sociaux désincarnés. On ne peut étouffer la force de la grâce de Dieu par la tendance narcissique de toujours se mettre à la première place.

    Avoir le regard tourné vers le pauvre est difficile, mais plus que jamais nécessaire pour donner à notre vie personnelle et sociale la bonne direction. Il ne s’agit pas d’exprimer beaucoup de paroles, mais plutôt d’engager concrètement la vie, animée par la charité divine. Chaque année, avec la Journée Mondiale des Pauvres, je reviens sur cette réalité fondamentale pour la vie de l’Église, parce que les pauvres sont et seront toujours avec nous (cf. Jn 12, 8) pour nous aider à accueillir la présence du Christ dans l’espace du quotidien.

    4-Chaque rencontre avec une personne en situation de pauvreté nous provoque et nous interroge. Comment pouvons-nous contribuer à éliminer ou, du moins, à soulager sa marginalisation et sa souffrance? Comment pouvons-nous l’aider dans sa pauvreté spirituelle ? La communauté chrétienne est appelée à s’impliquer dans cette expérience de partage, sachant qu’il ne lui est pas permis de la déléguer à qui que ce soit. Et pour être un soutien aux pauvres, il est fondamental de vivre personnellement la pauvreté évangélique. Nous ne pouvons pas nous sentir “bien” quand un membre de la famille humaine est relégué dans les coulisses et devient une ombre. Le cri silencieux des nombreux pauvres doit trouver le peuple de Dieu en première ligne, toujours et partout, afin de leur donner une voix, de les défendre et de se solidariser avec eux devant tant d’hypocrisie et devant tant de promesses non tenues, pour les inviter à participer à la vie de la communauté.

    Il est vrai que l’Église n’a pas de solutions globales à proposer, mais elle offre, avec la grâce du Christ, son témoignage et ses gestes de partage. Elle se sent en outre le devoir de présenter les instances de ceux qui n’ont pas le nécessaire pour vivre. Rappeler à tous la grande valeur du bien commun est, pour le peuple chrétien, un engagement de vie qui se réalise dans la tentative de n’oublier aucun de ceux dont l’humanité est violée dans ses besoins fondamentaux.

    5-Tendre la main fait découvrir, avant tout à celui qui le fait, qu’existe en nous la capacité d’accomplir des gestes qui donnent un sens à la vie. Que de mains tendues pouvons-nous voir tous les jours ! Malheureusement, il arrive de plus en plus souvent que la hâte entraîne dans un tourbillon d’indifférence, au point que l’on ne sait plus reconnaître tout le bien qui se fait quotidiennement, en silence et avec grande générosité. C’est souvent lorsque surviennent des événements qui bouleversent le cours de notre vie que nos yeux deviennent capables de voir la bonté des saints “de la porte d’à côté”, « de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu » (Exhort. ap. Gaudete et Exultate, n. 7), mais dont personne ne parle. Les mauvaises nouvelles abondent sur les pages des journaux, sur les sites internet et sur les écrans de télévision, au point de laisser croire que le mal règne en maître. Pourtant il n’en est pas ainsi. Certes, la méchanceté et la violence, l’abus et la corruption ne manquent pas, mais la vie est tissée d’actes de respect et de générosité qui, non seulement compensent le mal, mais poussent à aller au-delà et à être remplis d’espérance.

     6-Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.

    7-Cette pandémie est arrivée à l’improviste et nous a pris au dépourvu, laissant un grand sentiment de désorientation et d’impuissance. Cependant, la main tendue aux pauvres ne vient pas à l’improviste. Elle témoigne de la manière dont on se prépare à reconnaître le pauvre afin de le soutenir dans les temps de nécessité. On n’improvise pas les instruments de miséricorde. Un entraînement quotidien est nécessaire, à partir d’une prise de conscience que nous, les premiers, avons combien besoin d’une main tendue vers nous.

    Ce moment que nous vivons a mis en crise beaucoup de certitudes. Nous nous sentons plus pauvres et plus faibles parce que nous avons fait l’expérience de la limite et de la restriction de la liberté. La perte du travail, des relations affectives les plus chères, comme l’absence des relations interpersonnelles habituelles, a tout d’un coup ouvert des horizons que nous n’étions plus habitués à observer. Nos richesses spirituelles et matérielles ont été remises en question et nous avons découvert que nous avions peur. Enfermés dans le silence de nos maisons, nous avons redécouvert l’importance de la simplicité et d’avoir le regard fixé sur l’essentiel. Nous avons mûri l’exigence d’une nouvelle fraternité, capable d’entraide et d’estime réciproque. C’est un temps favorable pour « reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde […]. Depuis trop longtemps, déjà, nous avons été dans la dégradation morale, en nous moquant de l’éthique, de la bonté, de la foi, de l’honnêteté. […] Cette destruction de tout fondement de la vie sociale finit par nous opposer les uns aux autres, chacun cherchant à préserver ses propres intérêts ; elle provoque l’émergence de nouvelles formes de violence et de cruauté, et empêche le développement d’une vraie culture de protection de l’environnement » (Lett. enc. Laudato Si’, n. 229). En somme, les graves crises économiques, financières et politiques ne cesseront pas tant que nous laisserons en état de veille la responsabilité que chacun doit sentir envers le prochain et chaque personne.

     8-« Tends la main au pauvre », est donc une invitation à la responsabilité comme engagement direct de quiconque se sent participant du même sort. C’est une incitation à prendre en charge le poids des plus faibles, comme le rappelle saint Paul : « Mettez-vous, par amour au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (…) Portez les fardeaux des uns les autres » (Ga 5,13-14 ;6,2). L’Apôtre enseigne que la liberté qui nous a été donnée par la mort et la résurrection de Jésus Christ est pour chacun de nous une responsabilité pour se mettre au service des autres, surtout des plus faibles. Il ne s’agit pas d’une exhortation facultative, mais d’une condition de l’authenticité de la foi que nous professons.

    Le Livre de Ben Sira vient une fois de plus à notre aide : il suggère des actions concrètes pour soutenir les plus faibles et il utilise également quelques images suggestives. Tout d’abord, il prend en considération la faiblesse de ceux qui sont tristes : « Ne te détourne pas ceux qui pleurent » (7, 34). La période de la pandémie nous a obligés à un isolement forcé, nous empêchant même de pouvoir consoler et d’être près d’amis et de connaissances affligés par la perte de leurs proches. Et l’auteur sacré affirme encore : « N’hésite pas à visiter un malade » (7, 35). Nous avons fait l’expérience de l’impossibilité d’être aux côtés de ceux qui souffrent, et en même temps, nous avons pris conscience de la fragilité de notre existence. En somme, la Parole de Dieu ne nous laisse jamais tranquilles, elle continue à nous stimuler au bien.

    9-« Tends la main au pauvre » fait ressortir, par contraste, l’attitude de ceux qui tiennent leurs mains dans leurs poches et ne se laissent pas émouvoir par la pauvreté, dont ils sont souvent complices. L’indifférence et le cynisme sont leur nourriture quotidienne. Quelle différence par rapport aux mains généreuses que nous avons décrites! Il y a, en effet, des mains tendues qui touchent rapidement le clavier d’un ordinateur pour déplacer des sommes d’argent d’une partie du monde à l’autre, décrétant la richesse des oligarchies et la misère de multitudes ou la faillite de nations entières. Il y a des mains tendues pour accumuler de l’argent par la vente d’armes que d’autres mains, même celles d’enfants, utiliseront pour semer la mort et la pauvreté. Il y a des mains tendues qui, dans l’ombre, échangent des doses de mort pour s’enrichir et vivre dans le luxe et le désordre éphémère. Il y a des mains tendues qui, en sous-main, échangent des faveurs illégales contre un gain facile et corrompu. Et il y a aussi des mains tendues de ceux qui, dans l’hypocrisie bienveillante, portent des lois qu’eux- mêmes n’observent pas.

    Dans ce panorama, « les exclus continuent à attendre. Pour pouvoir soutenir un style de vie qui exclut les autres, ou pour pouvoir s’enthousiasmer avec cet idéal égoïste, on a développé une mondialisation de l’indifférence. Presque sans nous en apercevoir, nous devenons incapables d’éprouver de la compassion devant le cri de douleur des autres, nous ne pleurons plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité étrangère qui n’est pas de notre ressort.» (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 54). Nous ne pourrons pas être heureux tant que ces mains qui sèment la mort ne seront pas transformées en instruments de justice et de paix pour le monde entier.

    10-« Quoi que tu fasses, souviens-toi que ta vie a une fin » (Si 7, 36). C’est l’expression par laquelle le Livre de Ben Sira conclut sa réflexion. Le texte se prête à une double interprétation. La première fait ressortir que nous devons toujours garder à l’esprit la fin de notre existence. Se souvenir du destin commun peut aider à mener une vie sous le signe de l’attention à ceux qui sont les plus pauvres et qui n’ont pas eu les mêmes possibilités que nous. Il y a aussi une deuxième interprétation, qui souligne plutôt le but vers lequel chacun tend. C’est la fin de notre vie qui demande un projet à réaliser et un chemin à accomplir sans se lasser. Or, le but de chacune de nos actions ne peut être autre que l’amour. Tel est le but vers lequel nous nous dirigeons, et rien ne doit nous en détourner. Cet amour est partage, dévouement et service, mais il commence par la découverte que nous sommes les premiers aimés et éveillés à l’amour. Cette fin apparaît au moment où l’enfant rencontre le sourire de sa mère et se sent aimé par le fait même d’exister. Même un sourire que nous partageons avec le pauvre est source d’amour et permet de vivre dans la joie. Que la main tendue, alors, puisse toujours s’enrichir du sourire de celui qui ne fait pas peser sa présence et l’aide qu’il offre, mais ne se réjouit que de vivre à la manière des disciples du Christ.

    Que sur ce chemin quotidien de rencontre avec les pauvres nous accompagne la Mère de Dieu, qui plus que tout autre est la Mère des pauvres. La Vierge Marie connaît de près les difficultés et les souffrances de ceux qui sont marginalisés, parce qu’elle-même s’est trouvée à donner naissance au Fils de Dieu dans une étable. Sous la menace d’Hérode, avec Joseph son époux et l’Enfant Jésus, ils se sont enfuis dans un autre pays, et la condition de réfugié a marqué, pendant quelques années, la Sainte Famille. Puisse la prière à la Mère des pauvres rassembler ses enfants favoris et tous ceux qui les servent au nom du Christ. Que la prière transforme la main tendue en une étreinte de partage et de fraternité retrouvée.

    Donné à Rome, Saint Jean du Latran, le 13 juin 2020, mémoire liturgique de saint Antoine de Padoue, huitième année de mon Pontificat.

     

    François

     

    © Copyright – Libreria Editrice Vaticana

    20 ème anniversaire de l’ordination sacerdotale du Père Patrice

    Le  père  Patrice  Kaboré fêtera  le 3  décembre,  le 20 ème anniversaire  de  son  ordination  sacerdotale.

    Les paroissiens de Bailly-Noisy, qui l’ont actuellement comme vicaire, à défaut de pouvoir fêter ce

    jour  avec  lui,  ont  prévu  de  lui  préparer  un  livre  d’or  regroupant  des  témoignages,  messages  et photos. Connaissant les liens très forts qui nous unissent à lui, ils nous ont proposé de nous associer à leur projet.

    Vous souhaitez témoigner votre amitié au père Patrice, faire mémoire d’une anecdote ou de ce que sa présence vous a apporté ? Transmettez vos témoignages accompagnés au moins d’une photo de vous qui l’aideront à se souvenir de son année passée avec nous.

    Merci  d’envoyer  messages  et  photos  sur  communication.sainteclotilde@gmail.com  au  plus  tard dimanche 22 novembre.

    Samedi 3 octobre, le Saint Père s’est rendu à Assise prier sur la tombe de saint François, et a saisi l’occasion symbolique d’y signer sa troisième encyclique, consacrée à la fraternité : « Fratelli tutti » (Tous frères), titre tiré des Admonitions de François d’Assise.
    Le thème de la fraternité humaine et de l’amitié sociale comme outil privilégié de construire un monde meilleur est récurrent dans le pontificat du pape François. Mais c’est probablement le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé le 4 février 2019 à Abou Dabi, avec le grand imam de l’université d’Al- Azhar Ahmad Al-Tayyeb, qui a été l’inspirateur de cette encyclique.
    « La meilleure politique », selon le Saint Père, implique une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle se met au service du bien commun et reconnaît l’importance du peuple, compris comme une catégorie ouverte, disponible au débat et au dialogue. La politique dont on a besoin, souligne encore François, est celle qui est centrée sur la dignité humaine et non soumise à la finance, parce que « tout ne se résout pas avec la liberté du marché ».
    Fondamentalement, l’encyclique rappelle que la stature spirituelle de la vie humaine est définie par l’amour, qui nous amène à chercher le meilleur pour la vie de l’autre, « art de la rencontre » avec tous, parce qu’on « peut apprendre quelque chose de chacun, personne n’est inutile ».
    Après avoir souligné que le terrorisme n’est pas dû à la religion, mais à des interprétations erronées des textes religieux, ainsi qu’à des politiques de faim, de pauvreté, d’injustice et d’oppression, le Pape s’arrête sur « Les religions au service de la fraternité dans le monde» et rappelle que l’Église, sans « faire de la politique », au sens politicien du terme, ne doit pas reléguer sa mission dans la seule sphère privée, et qu’elle doit prendre en compte la dimension politique de l’existence, l’attention au bien commun, et la préoccupation pour le développement humain intégral. En ces temps où les racismes et les communautarismes gangrènent nos sociétés, dans un monde plus enclin à construire des murs que des ponts, où chaque nation se montre plus soucieuse de ses propres intérêts que de ceux de la planète, unissons-nos prières à celles du Saint Père, pour l’avènement d’une organisation sociétale mondialisée plus humaine, juste et fraternelle.
    (Analyses et commentaires dans Vatican News)

    Déclaration du Conseil permanent des Evêques de France

    Fratelli Tutti appelle notre monde globalisé à ne pas se limiter à l’horizon des mécanismes économiques ou politiques mais à choisir la fraternité avec les pauvres comme perspective d’une politique et d’une économie qui fassent grandir l’humanité. Les évêques de France :

    • appellent à une attention particulière sur les mesures prises par le gouvernement concernant les séparatismes religieux,
    • invitent tous les citoyens à s’informer sur le projet de loi bioéthique et à faire connaître leurs réticences et leur opposition aux dispositions annoncées,
    • enfin, rappellent que l’Église accueille tout être humain, quelle que soit son origine et quelles que soient ses opinions, avec respect et espérance. Elle s’émerveille de tout acte de fraternité réelle : ils ont été nombreux pendant le confinement et ils le sont, en ce moment même dans les Alpes-Maritimes durement frappées.