Rappelant la Journée mondiale des réfugiés commémorée le 20 juin par les Nations unies, le Pape François a réaffirmé l’importance de protéger les réfugiés, “afin de garantir leur dignité et leur sécurité”, particulièrement en période de pandémie.

“Je vous invite à vous joindre à moi pour prier pour un engagement renouvelé et effectif de tous en faveur de la protection effective de chaque être humain, en particulier de ceux qui ont été contraints de fuir en raison de situations de grave danger pour eux ou leur famille”, a déclaré le Saint-Père.

Homme et environnement

Un autre aspect lié à la pandémie auquel le Pape a fait allusion est la relation entre l’homme et l’environnement :

“Le confinement a permis de réduire la pollution et de redécouvrir la beauté de tant d’endroits à l’abri du trafic et du bruit. Aujourd’hui, avec la reprise des activités, nous devrions tous être plus responsables de l’entretien du foyer commun. J’apprécie les nombreuses initiatives qui, dans toutes les parties du monde, viennent d’en bas et vont dans cette direction”.

Ce samedi 13 juin, mémoire liturgique de Saint-Antoine de Padoue, le Saint Père a dévoilé un message intitulé “Tends la main aux pauvres”, dans lequel il encourage à prendre en charge le fardeau des plus faibles, car le but de toute action “ne peut être que l’amour”.

Conscient que l’Église n’a pas de solutions globales à proposer, le Pape insiste sur son devoir de “présenter les instances de ceux qui n’ont pas le nécessaire pour vivre”. Mais aussi, de rappeler à tous la grande valeur du bien commun, de n’oublier aucun de ceux dont l’humanité est violée dans ses besoins fondamentaux.

“Que de mains tendues pouvons-nous voir tous les jours ! Malheureusement, il arrive de plus en plus souvent que la hâte entraîne dans un tourbillon d’indifférence, au point que l’on ne sait plus reconnaître tout le bien qui se fait quotidiennement, en silence et avec grande générosité”, déplore le Saint-Père, soulignant que “malgré les mauvaises nouvelles qui abondent sur les pages des journaux, des sites internet et des écrans de télévision, la vie est tissée d’actes de respect et de générosité qui, poussent à être remplis d’espérance”.(…)

“La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité”. Des mains qui ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation.

 

La Journée mondiale de l’environnement a été célébrée le vendredi 5 juin et aurait dû avoir pour pays-hôte la Colombie. En raison de la pandémie de coronavirus, les célébrations se sont finalement déroulées de manière virtuelle.

Dans le cadre de l’année spéciale Laudato Sì, lancée pour approfondir le contenu de l’encyclique du même nom, rédigée il y a cinq ans, le Saint Père a adressé une lettre au Président du Pays Hôte, dans laquelle il rappelle qu’en matière de protection de l’environnement, face à la gravité de la situation mondiale, “tout dépend de nous, si nous le voulons vraiment”. En précisant :

 

“Tous ensemble, nous devenons plus conscients de l’attention et de la protection de notre Maison commune, ainsi que de nos frères et sœurs plus fragiles et plus rejetés dans la société”. (…) “Nous ne pouvons pas prétendre être en bonne santé dans un monde qui est malade. Les blessures infligées à notre mère la terre sont des blessures qui saignent en nous aussi”. (…) “Notre attitude vis-à-vis du présent de la planète devrait nous engager et nous rendre témoins de la gravité de la situation”, poursuit le Saint-Père, en soulignant que “ce n’est pas le moment de continuer à regarder ailleurs, indifférent aux signes d’une planète qui est pillée et violée par l’appât du gain et au nom – bien souvent – du progrès”. Il exhorte donc à “inverser la tendance”, afin de laisser un monde “meilleur et plus sain” aux générations futures. (…) “Le soin des écosystèmes nécessite un regard sur l’avenir, qui ne reste pas seulement dans l’immédiat, à la recherche d’un gain rapide et facile”.

Lors de l’audience générale de ce mercredi 3 juin, le Saint Père a fait part de ses inquiétudes face au racisme et à la violence destructrice.

 

Chers amis, nous ne pouvons tolérer ou fermer les yeux sur aucune forme de racisme ou d’exclusion et prétendre défendre le caractère sacré de toute vie humaine». Dans le même temps, nous devons reconnaître que la violence des dernières nuits est autodestructrice et court à sa perte. La violence n’apporte rien et elle fait perdre beaucoup de choses. (…) Prions pour le réconfort des familles et des amis endeuillés, prions pour la réconciliation nationale et la paix à laquelle nous aspirons.

Les quêtes réalisées lors des messes sont une ressource essentielle pour notre paroisse. La reprise des messes avec un nombre limité de fidèles ne résoudra pas miraculeusement le déficit financier paroissial qui s’est creusé dangereusement depuis deux mois.

 

Nous vous rappelons plusieurs options :

  • Faire une offrande en ligne sur la plateforme http://www.quete.catholique.fr mise en place par la Conférence des Évêques de France
  • Utiliser l’application “la quête” disponible et téléchargeable sur App Store ou Play Store
  • Faire un don direct à la Paroisse soit par virement, soit par chèque à l’ordre de la Paroisse Sainte Clotilde
  • Offrir une messe pour vos proches, pour les malades ou le personnel soignant

 

Merci de votre soutien !

Malgré les contraintes et difficultés qui en découlent, les contraintes que nous vivons peuvent être l’occasion de mettre de l’ordre dans notre vie. C’est ce à quoi nous invite le Père Federico Lombardi (Cité du Vatican)

“Une des premières observations du Pape François dans l’encyclique Laudato Si’, en regardant “ce qui se passe dans notre maison” concerne la «rapidisation», c’est-à-dire l’accélération continue des changements de l’humanité et de la planète, combinée à l’intensification des rythmes de vie et de travail. Le Pape observe que cette vitesse est en contradiction avec les temps naturels de l’évolution biologique, et se demande si les objectifs des changements sont orientés vers le bien commun et vers un développement humain intégral et durable. (…)

 

Heureusement, beaucoup de choses ont changé pour le mieux, comme les conditions de vie de nombreuses personnes pauvres, les possibilités de traitement et de chirurgie, la libre circulation, l’éducation, l’information et la communication. Mais en même temps, l’obsolescence de nombreux biens a été accélérée bien au-delà de ce qui était nécessaire, juste pour alimenter le développement économique et les profits dans certains secteurs. (…)

 

Aujourd’hui, cette course de plus en plus accélérée a subi un choc magistral. Les indices d’activité économique sont bouleversés, nos agendas ont été révolutionnés, des rendez-vous et des voyages ont été annulés. Pour beaucoup de gens, le temps est devenu vide et ils sont désorientés. (…) Le temps… Comment le vivre ? À quoi sert-il à la fin ? Il y a le temps de l’activité, mais il y a aussi le temps de l’attente pleine de joie, le temps d’être ensemble et de s’aimer, le temps de la contemplation de la beauté… (…)

 

Pour beaucoup de gens, ce moment étrange où ils restent chez eux à cause de la pandémie a été un temps de redécouverte de la prière. On peut se demander si la possibilité réduite d’aller à l’église aura un effet négatif sur la foi et la vie spirituelle ; mais il se peut aussi que ce soit une époque où – comme Jésus l’a dit à la Samaritaine – nous apprenons à adorer le Seigneur en esprit et en vérité en tout lieu, même dans la maison où nous sommes obligés de rester, même dans une inactivité extérieure forcée. (…)

 

Nous avons tous entendu parler de “l’examen de conscience” pour nous mettre devant Dieu et ainsi remettre de l’ordre dans nos vies. Mais nous l’avons souvent oublié. La pandémie qui a bouleversé les rythmes de notre vie n’est-elle pas une occasion inespérée de les réorganiser pour qu’elles trouvent leur but et leur sens ? Seulement pour nous, ou aussi pour toute la communauté humaine ?”.

Jean-Marie Valentin, diocésain et président des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) de Paris, a livré, à travers une chronique pour RCF une explication profonde du sens de la quête. Ce geste liturgique a perdu, selon lui, son sens spirituel initial. Si le produit de la quête diminue d’année en année, ce n’est pas une question économique, ni une question d’incompréhension de l’usage que l’on fait de ces fonds. Mais plutôt une perte de sens de cet acte liturgique. Si on en fait une question d’argent, on passe à côté du sujet. Si on en fait une question de sens, l’argent ne sera plus une question. Ce n’est pas juste une contribution financière, mais aussi un vrai geste liturgique.

« Si la quête a lieu au moment de l’offertoire, c’est que notre don est le signe de l’offrande que nous faisons de nos vies, de notre travail et de nous-mêmes, unis au Christ à la messe ; un vrai signe, qu’explicite la 1ère prière eucharistique : « nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes … » – www.appli-laquete.fr.

Appel confection masques

De nombreux Camboriciens souhaitent ardemment se rendre utile en ces temps de confinement, et ont demandé de quelle manière ils pourraient aider les habitants. La mairie a proposé la confection de masques (tuto d’un masque agréé AFNOR,  https://latelierdesgourdes.fr/tuto-masque-afnor/) : elle apportera son aide aux besoins matériels (dépôt au domicile de tous les bénévoles de tissus et de ruban élastique (si besoin) (utilisation de draps, housses de couette, ou autre tissus, à condition que ce soit du 100% coton pas trop épais, au maillage serré), le retrait des pièces confectionnées, l’organisation d’un dépôt pour le retrait des masques par les Camboriciens.

Si vous êtes intéressé(e), contactez Frédérique Patissier : f.patissier@chambourcy.fr en précisant (nom, prénom, adresse postale, email, téléphone, et liste des besoins).

Merci…

A toutes les petites mains au grand cœur entre autres de la paroisse, un grand merci pour la mobilisation et le travail impressionnant réalisé depuis le début du confinement en confectionnant 2500 blouses par semaine pour l’hôpital de Poissy-St Germain. Bravo pour cette belle chaîne solidaire !

Dans le cadre de l‘aide que nous pouvons apporter aux soignants dans cette période de pandémie, le Secours Catholique de Saint Germain propose un projet de confection de sur-blouses en voile d’hivernage, matériel habituellement utilisé par les maraîchers, les horticulteurs, les pépiniéristes et les jardiniers, pour les besoins des personnels de l’Hôpital de Poissy-Saint-Germain.

Sur le secteur Saint-Germain, Fourqueux, Mareil-Marly, Mareil, Marly-le-Roi, L’Etang-la-Ville, Saint-Nom-la-Bretèche, Croissy, Le Pecq, Verneuil-sur-Seine, Chambourcy, Orgeval, Cergy, Conflans Eragny, Sartrouville, 25 “petites mains” ont déjà répondu à cet appel au sein du groupe “Les fées couturièr(e)s de l’Hôpital de Poissy-Saint-Germain”. Mais Les besoins sont très importants, ces sur-blouses étant à usage unique et donc jetables.

L’approvisionnement en voile d’hivernage est en cours d’organisation, de même que le circuit de distribution de ce voile à chaque couturière et de collecte des blouses réalisées. Le patron est fourni. Chaque couturière travaille avec sa machine à coudre et fournit son fil, qu’importe la couleur.

 

Si vous êtes partant(e) pour participer à cette solidarité en confectionnant chez vous et à votre rythme des sur-blouses, merci de contacter :

 

Muriel Lange –06.87.50.97.28, lange_muriel@yahoo.fr

C’est l’appel lancé par Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique, face à l’angoissante question : pendant le confinement, que deviennent les plus pauvres ?

 

Les gens souffrent, n’ont plus à manger, ne peuvent plus recharger leur portable pour appeler le 115. Ils manquent de tout”. Dès l’annonce du confinement, le Secours Catholique a appelé les pouvoirs publics à porter une attention particulière aux plus vulnérables, pour qui la crise sanitaire se double d’une urgence alimentaire et sociale, et à prendre des mesures fortes pour leur venir en aide… en prenant lui-même les devants :

 

Une action d’envergure a été initiée sur l’ensemble du territoire, avec le déblocage de chèques services à hauteur de 2,5 millions d’euros, pour lequel un appel au don est lancé. Ils vont permettre aux ménages ciblés, dont certains sont privés de toute ressource, de subvenir à leurs besoins en faisant des achats en supermarché. Pour certaines familles, par exemple, cela leur permettra de compenser l’absence de cantine scolaire gratuite. Parallèlement, les accueils de jour et des permanences locales (initialement fermés pour raisons sanitaires) rouvrent de façon ponctuelle afin d’assurer une aide alimentaire d’urgence par la confection de colis, dans le respect des consignes de protection et de confinement (distances entre les personnes, gestes barrières…)

 

Localement, des équipes de bénévoles vont faire les courses pour les personnes âgées ou handicapées, elles déposent des petits mots dans la boîte aux lettres et appellent régulièrement les uns et les autres au téléphone… Certains assurent un soutien scolaire par téléphone.

 

À Chambourcy, la paroisse a reçu spontanément des propositions d’aide pour des distributions de repas, de paniers de nourriture ou autre. Si vous avez connaissance de personnes isolées, qui pourraient être ainsi aidées, ou si vous êtes vous-mêmes prête ou prêt à partager ce bénévolat, merci de prendre contact avec le secrétariat de la paroisse qui se chargera de relayer et transmettre.

Paroisse.chambourcy.aigremont@gmail.com 

 

Plus que jamais le Secours Catholique a besoin de dons pour maintenir ses activités en faveur des plus fragiles et des plus démunis :

Je fais un don :

www.secours-catholique.org/actualites/coronavirus-le-secours-catholique-se-mobilise