Ce troisième dimanche de l’Avent est le dimanche de la Joie. Nous nous réjouissons, car « Le Seigneur vient, Il vient nous sauver » nous dit Isaïe et notre attente est maintenant plus proche de la fin de l’Avent que de son début ! Le chrétien a une exigence de joie car il est sauvé ! Mais de quelle joie s’agit-il ?

      La source de notre joie est le Salut que Dieu nous donne. Il consiste à vivre en communion avec Dieu, dès maintenant et en plénitude au ciel. La joie de cette communion sera pleine après notre mort, séparation de l’âme et du corps, et gagnera en intensité lors de notre propre résurrection. Cette joie n’aura pas de fin, car elle sera union intime à Dieu Trinité, qui est l’Eternel.

      L’origine de notre joie vient de ce que Dieu se fait l’un de nous dans la crèche. Jésus, deuxième personne de la Trinité, est Dieu qui nous sauve, avec nous (Jésus = Dieu sauve, Emmanuel = Dieu avec nous). Nous sommes donc les coopérateurs de l’œuvre du Salut, en nous et dans le monde. Quelle magnifique mission ! Mais l’œuvre du Salut est aussi source de gravité : la joie chrétienne est une joie grave !

      La venue du Royaume de Dieu nous réjouit. En même temps, nous prenons conscience que sa venue est retardée par notre péché. De là, découle l’appel urgent, à se convertir, à changer de comportement pour avoir un art de vivre chrétien, c’est-à-dire une manière de vivre qui s’organise autour de Dieu. Dieu est-il au centre de l’éducation que je donne à mes enfants ? Mon amour pour mon conjoint cherche-t-il à se perfectionner pour l’aimer comme Jésus m’aime ? La recherche de la justice, de l’option préférentielle pour les pauvres ou du bien commun, c’est-à-dire la recherche de tout ce qui permet le développement des capacités vertueuses de mon prochain, sont-elles ce qui m’anime dans mon travail ou dans l’éducation que je transmets à mes enfants ? La joie du Salut me convoque à me convertir pour mieux Le recevoir.

      Le désir que les autres aillent aussi au paradis est une source de joie responsable. Certains disent que « nous irons tous au paradis », ils vont nier un pan de la foi comme l’existence de l’enfer, pour exprimer ce désir que nous soyons tous sauvés. Pourtant, si je n’ai pas le choix d’être sauvé, pourquoi partager ma foi, ma joie !

      Dieu vient nous sauver, avec nous. Cette annonce nous appelle à la joie qui n’est pas exubérante, mais à une joie grave car elle nous engage dans notre propre conversion et elle nous envoie en mission !   

          Soyons toujours dans la Joie du Salut, car Il vient, Jésus le Sauveur.

Père Vianney Hême de Lacotte

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